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Jean-René Palacio : "Grâce à DiGiCo, un super-son au festival de jazz de monte carlo."

Organisé par Jean-René Palacio, Directeur Artistique de la Société des Bains de Mer (SBM), le Festival de Jazz de Monte-Carlo en est déjà à sa troisième édition (qui a eu lieu du 25 au 29 novembre 2008). Il se tient sur le territoire, très huppé, de la Principauté de Monaco, et occupe trois sites principaux : la magnifique Salle Garnier de l'Opéra de Monte-Carlo, au décor extravagant, est le principal lieu de concert, auquel viennent s'ajouter le Moods, un night-club sur plusieurs niveaux, à l'ambiance plus intime, et l'Auditorium Rainier III, qui a accueilli les répétitions du groupe de Marcus Miller.
Au niveau de la programmation, Palacio se donne du mal pour ajouter un côté différent et spécial à son Festival. Cette année, il avait invité le Franck Mead Band, Ben Sidran et Georgie Fame au Moods, tandis que Herbie Hancock, Manu Katché et le groupe de Marcus Miller se partageaient la Salle Garnier avec l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo.
En termes d'équipement, Palacio choisit toujours la meilleure solution. En collaboration avec Arpège Son Lumières, société française de vente et de location de matériel audio professionnel, il a loué un système de sonorisation complétant le matériel déjà installé, et augmenté les possibilités de mixage avec des consoles DiGiCo, dont, pour la première fois cette année, deux nouvelles SD8.
« Le Festival 2008 était un plus grand événement que les années précédentes », explique Palacio. « Nous avons joué à guichets fermés pendant quatre jours sur cinq, le public était très enthousiaste, et le son était excellent. Pouvoir compter sur Philippe Barguirdjian (Arpège) et David Webster (DiGiCo) a été très précieux, car nous avions l'assurance que d'un point de vue technique, tout serait compatible, ce qui est très important. »
« Sur ce Festival, notre partenariat consiste, en tant que prestataire technique, à assurer tout le support nécessaire », explique Barguirdjian. « Nous examinons toutes les fiches techniques fournies par les artistes avec le stage manager du Festival, puis nous décidons quel matériel nous allons utiliser. Parfois, nous devons rassurer tel ou tel ingénieur du son, qui n'a pas l'habitude des consoles DiGiCo : nous lui disons que tout va bien se passer, que nous serons là pour l'aider - c'est d'ailleurs aussi pour cela que David Webster est présent. Mais c'est la troisième année que nous fournissons le matériel, et nous n'avons jamais eu aucun problème. »
Pour Barguirdjian et son équipe, les préparatifs ont commencé deux mois avant le Festival, juste après la fin de la saison d'été à Monte-Carlo. Les dernières fiches techniques sont arrivées début Octobre. Cette année, Arpège et Barguirdjian ont dû relever un nouveau défi. « Je suis superviseur du son pour le Festival, pour l'Opéra, pour la semaine de spectacles, et aussi pour le Moods », précise-t-il. « Mais cette année, en plus, j'ai aussi dû gérer les répétitions de Marcus Miller dans l'Auditorium Rainier III. Comme elles se sont déroulées en même temps que le Festival, j'ai dû me couper en deux - je courais sans cesse de l'Opéra à l'Auditorium. Mais j'avais une super-équipe pour m'aider, c'était un plaisir ».
De plus, le temps était compté entre la fin des répétitions dans l'Auditorium et le concert dans la Salle Garnier. Barguirdjian voulait utiliser autant de l'équipement de la Salle Garnier que possible lors des répétitions, afin d'assurer une transition sans heurt d'un lieu à l'autre. La Salle Garnier utilise une console DiGiCo D1 en façade et une SD8 en retours. Tous les effets intégrés de la console sont utilisés, et le seul multieffet externe est un t.c. electronic System 6000. Le système de sonorisation est de marque L-Acoustics.
« La régie façade de la Salle Garnier est très petite, et la D1 est la seule console qui y tenait. Mais nous avons eu du mal à la faire entrer », se souvient Barguirdjian. « C'est la raison pour laquelle nous ne voulions pas y installer une console différente le matin du concert de Marcus Miller. Pendant les répétitions, nous avons utilisé exactement le même matériel audio que celui de l'Opéra, à l'exception de la D1. Ce qui signifiait que Dennis Thompson, ingénieur du son façade de Marcus Miller, mixait en répétitions sur le même système L-Acoustics que celui qu'il aurait à disposition le soir du concert. L'équilibre tonal était exactement le même que pour le spectacle. Pour les répétitions, il avait une console CS-D5, mais les données de session sont parfaitement compatibles avec celles de la D1 : il nous a donc suffi de les transférer sur une clé USB, puis de les importer dans une session sur la D1 le Samedi matin.
« Pour Rebekah Foster, l'ingénieur du son de retours de Marcus Miller, nous avions une SD8 exactement identique à celle qu'elle avait utilisé lors des répétitions. Il lui a donc suffi de charger le fichier de la clé USB dans la console de l'Opéra. Nous avons dû faire de la place, et déplacer la D5 Live sur laquelle Olivier Moreau (Arpège) prémixe l'orchestre symphonique - il renvoie trois groupes stéréo à Dennis et Rebekah, qui l'ajoutent à leur mix des musiciens et de Marcus. »
Pendant ce temps, au Moods, le système installé en fixe, autour d'une console DiGiCo D1, a été utilisé par Barguirdjian, après analyse des fiches techniques des artistes, pour vérifier qu'il était possible de les accueillir dans un espace aussi réduit. « Nous avons spécifié une D1 pour le Moods parce qu'elle a un super-son, parce qu'il n'y a pas beaucoup de place et que la D1 est compacte, et pour son prix », sourit Barguirdjian. « Par ailleurs, les techniciens de la SBM qui travaillent au Moods travaillent aussi au Monaco Sporting Club : ils sont donc habitués à utiliser des consoles DiGiCo, puisque pour cette saison d'été, ils avaient une SD7 et une D5 ».
« Il est essentiel d'avoir un équipement de très haute qualité », souligne Palacio. « C'est la seule occasion pour laquelle l'Opéra accueille un spectacle amplifié, le reste du temps, les concerts qui s'y donnent sont purement acoustiques. Il est vraiment important, pour le public de Monte Carlo, d'avoir un son de la meilleure qualité possible. Quand ils arrivent, ils garent leur Bentley dans la rue ; quand ils entrent ici, ils veulent entendre la Bentley des consoles de mixage de façade... ».
« Avec DiGiCo, on se connaît depuis longtemps - depuis l'inauguration du premier Festival ! Nous avons toujours eu de très bonnes relations, et nous bénéficions, tous les ans, des derniers modèles de consoles sortis. Tous les lieux de spectacle gérés par la SBM sont désormais équipés en DiGiCo, y compris le Sporting Club. Nous accueillons de nombreux concerts qui, normalement, n'utiliseraient pas de DiGiCo, mais même si les ingénieurs du son ne savent pas forcément à quoi ressemblent ces consoles, aucun ne nous dit qu'il ne veut pas les utiliser. Nous sommes là pour les assister s'ils ne connaissent pas le modèle qu'ils vont devoir utiliser. Au bout de cinq minutes, ils se rendent compte qu'elles sont très intuitives, qu'elles sonnent bien, et ils en deviennent fans. »
Dernière question : en 2009, comment Palacio va-t-il s'y prendre pour rendre l'événement encore plus spectaculaire ? « Nous voulons arriver avec de nouvelles idées, et continuer à être créatifs », explique-t-il. « Mais une chose est sûre : on gardera la même salle. Pour nous, la Salle Garnier est superbe. Au travail, on me demande souvent « Pourquoi ne pas choisir une plus grande salle ? ». Et je leur réponds : « Parce que celle-ci ; elle vous remue l'âme. »
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