Dominique Terrade : "La SD7 était la seule console capable"

Le concert des Fous Chantants n'est pas un concert comme les autres, il est unique. Unique car il n'a lieu qu'un seul soir ; unique, car il est emprunt d'une sorte de «magie». Dans cette ambiance particulière que seules les Arènes peuvent créer, il se produit une communion, presque une fusion, entre un artiste, les 1000 choristes (dirigés par Jacky LOCKS, le directeur artistique des Fous Chantants) et le public. L'artiste, invité des Fous Chantants, découvre ses chansons sous un jour totalement inédit, portées par 1000 voix. A la fin du concert, il vient au milieu des choristes pour interpréter avec eux quelques titres. C'est une expérience très particulière. Tous ceux qui ont participé ou assisté à un concert des Fous Chantants sont unanimes : on vit ce soir-là des moments étonnants, parfois même impressionnants et toujours très émouvants.

Depuis quelques années, on assiste à un véritable engouement pour le chant choral, comme si on redécouvrait le plaisir de chanter à plusieurs voix. L'émotion dégagée par les chœurs, quels que soient le style musical, est de plus en plus recherchée. L'essor des chorales partout en France, et le succès d'émissions ou de disques tels que « Les 500 choristes », en sont la meilleure preuve.

Une quarantaine de techniciens préparent la lumière, le son et la structure scénique. Avec une scène de plus de 200m², près de 80 micros, 228 000 watts de sonorisation, des structures qui culminent à plus de 20 m, l'organisation technique de la manifestation nécessite plus de 5 jours de travail pour ce concert unique. Les ingénieurs du son Philippe Barguirdjian (façade), Cyril Borri (assistant façade) et Dominique Terrade (retours) ont choisi de travailler avec deux consoles DiGiCo SD7.

« Nous avons choisi DiGiCo pour sa qualité sonore et la facilité d'utilisation en mix », explique Cyril Borri, assistant de l'ingénieur de son façade. « Ce sont les mots qui reviennent le plus souvent quand on discute avec d'autres ingénieurs du son qui ont travaillé sur la DiGiCo SD7. Nous utilisons normalement entre 40 et 112 canaux. Avec la SD7, cela ne pose aucun problème, grâce à sa souplesse phénoménale ».

Dominique Terrade, ingénieur de son retours, ajoute : « La SD7 était la seule console capable de fournir assez de départs pour ce spectacle. En tenant compte des prémix, j'ai utilisé 112 entrées et 63 sorties ».

Borri continue : « La qualité de restitution du son est supérieure à celle de tous les modèles concurrents. La console restitue exactement mon mix, sans le transformer de quelque manière que ce soit, par manque de capacité de calcul ou de traitement. »

« Egalement tout le show a été enregistré très facilement en 112 pistes grâce aux madi et 2 cartes de RME », dit l'ingénieur de son façade Philippe Barguirdjian.

« Quand on a le temps, le virtual sound check fait vraiment avancer le show. La SD7 possède une superbe rapidité d'action. Grâce à l'interface les interventions se font plus rapidement qu'avec un kit analogue. Et les traitements ‘DynEq' et ‘compresseurs multibandes' sont toujours les bienvenus... », conclut Borri.

Tout le matériel était fourni par Arpège Son et Lumière.

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